menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

La chute de Keir Starmer

16 0
22.06.2026

Tout avait pourtant bien commencé pour le premier ministre britannique démissionnaire, Keir Starmer. Lors des élections législatives de 2024, le Parti travailliste, dont il était à la tête depuis seulement quatre ans, remportait une victoire écrasante historique, la deuxième en importance après celle de Tony Blair en 1997. Avec 411 sièges sur 650, il pouvait compter sur une solide majorité parlementaire pour mettre en œuvre son programme réformiste.

Le Parti travailliste revenait au pouvoir après quatorze ans de gouvernance conservatrice, l’une des époques les plus turbulentes depuis 1945. Au cours de cette période, les conservateurs ont eu cinq premiers ministres (David Cameron, Theresa May, Boris Johnson, Liz Truss et Rishi Sunak), en plus d’avoir retiré leur pays de l’Union européenne. Cette décision a entraîné une grave crise économique.

Depuis son accession au pouvoir, les mauvaises nouvelles se sont accumulées pour Starmer. À peine installé, il a dû faire face à de graves émeutes anti-immigrants et à la montée des partis classés à l’extrême droite, comme le Reform UK de Nigel Farage. Celui-ci a fait des ravages aux élections locales de 2025 et 2026, où il a bousculé les partis traditionnels — travailliste comme conservateur — avec ses slogans nationalistes et anti-immigration.

À l’intérieur de la formation travailliste, les membres ont été........

© Le Devoir