Les bonnes idées de Québec solidaire

L’entrepreneur François Lambert n’y est pas allé avec le dos de la cuillère d’argent lorsqu’il a répliqué aux rêveurs socialisants de Québec solidaire (QS) cette fin de semaine. Agrémentant son message de nombreux « Vos yeules ! », il les a accusés, parce qu’ils souhaitaient taxer les très, très grandes fortunes, d’être « complètement déconnectés ».

Déconnectés de lui et de son groupe de richards ? J’en suis absolument convaincu. Mais déconnectés de la population ? Voyons voir.

La CSN a fait réaliser par Léger un sondage qui prend le pouls des électeurs à ce sujet. On y apprend que 75 % des Québécois jugent que « la redistribution de la richesse au Québec entre les personnes les plus fortunées et le reste de la population est actuellement inéquitable ». La même proportion, c’est logique, propose qu’on augmente « le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées ».

Lambert entonne la rengaine connue du patronat mondial en écrivant : « Sans entrepreneurs, sans investisseurs et sans gens qui prennent des risques, il n’y a pas de richesse à distribuer. » C’est tout à fait exact. Mais il laisse entendre ainsi qu’une taxation plus élevée ferait disparaître ces entrepreneurs. Il faut pourtant savoir que le taux maximal d’imposition sur les hauts revenus, actuellement de 53,3 % au Québec quand on additionne les composantes provinciale et fédérale, était de 84 % dans les années 1950 et 1960, alors que la création de richesse était beaucoup plus forte. C’est parce que les riches et les patrons ont massivement investi dans les........

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