Distribution des prix |
Prenons un peu de recul et jetons sur nos chefs politiques un regard qui ne s’encombre pas de la controverse du jour. Quels prix faut-il leur donner, juste avant leur départ pour l’été, les barbecues, le Stampede ou le Festival de Saint-Tite ?
Prix de la survenante. Christine Fréchette a été pour la première fois élue il y a moins de quatre ans. Elle est aujourd’hui première ministre. C’est fulgurant. Elle fut immédiatement placée à l’Immigration par François Legault, où elle a tardé à saisir l’ampleur du problème posé par les temporaires, mais a surtout dû nettoyer l’héritage catastrophique de Pierre Fitzgibbon à l’Économie, une tâche ingrate dont elle s’est tirée en affichant calme et aplomb. Avoir Bernard Drainville comme compétiteur pour la couronne caquiste fut le meilleur entraînement qu’elle pouvait obtenir pour se préparer au combat électoral. Avoir tiré l’intention de vote caquiste des bas-fonds des sondages, avoir surtout fait passer le niveau de satisfaction du gouvernement de la CAQ de 29 % sous Legault à 46 % aujourd’hui est un exploit. À ce point du récit, il n’est pas impossible que Christine Fréchette transforme, en octobre, son emploi d’été en contrat de quatre ans. Le simple fait que cette phrase puisse être écrite justifie l’attribution de son prix.
Prix de la pugnacité. Paul St-Pierre Plamondon ne recule devant aucun défi. Devenir chef du Parti québécois n’était pas le moindre, sortir la formation de l’antichambre du........