Ce que les Québécoises doivent à François Legault |
Vous ne me croirez probablement pas, mais lorsqu’on prend un peu de recul et qu’on fait le bilan des sept ans de pouvoir de François Legault, on doit reconnaître qu’il fut remarquablement actif sur un front où on ne l’attendait pas : la condition des femmes.
Oui, oui, les femmes. Parlons d’abord des salaires. Pour les salariées de l’État, les augmentations consenties à toutes les catégories d’employés où les femmes sont majoritaires ont été supérieures à l’augmentation générale des salaires dans la société. Éducatrices en garderie, préposées aux bénéficiaires, infirmières, enseignantes ont, toutes, obtenu des augmentations majeures, parfois correctement désignées comme « historiques ». En santé, un des rares progrès fut la réduction substantielle de la plaie que constituait le « temps supplémentaire obligatoire » imposé aux infirmières. Leurs primes de nuit et de fin de semaine ont été rehaussées, et les infirmières praticiennes spécialisées ont enfin le droit de poser davantage de gestes médicaux.
À l’extérieur du cadre de l’État, deux des premiers gestes du gouvernement Legault furent une réduction importante du tarif des garderies et une augmentation des allocations familiales. Ajoutons le retour du remboursement de la procréation assistée. Le Régime d’assurance parentale a également été bonifié de plusieurs façons. Le nombre de places en garderie, tous services confondus, est passé de 292 500 en 2018 à 311 400 l’an dernier. Il s’agit d’une progression annuelle moyenne plus forte que sous les gouvernements antérieurs.
L’effet........