Le Canada aux abonnés absents

La situation des quelque 100 000 Canadiens coincés à l’étranger à cause du conflit au Moyen-Orient me rappelle mon expérience en Égypte en janvier 2011. Les troubles reliés au « printemps arabe » ont mis fin au périple de quatorze personnes participant à un voyage organisé au bout de trois jours.

Les appels répétés à l’ambassade canadienne sont restés sans réponse : le téléphone sonnait et sonnait sans que quiconque décroche. On n’avait laissé aucun message sur le répondeur, aucune aide n’avait été proposée, aucune information n’avait été fournie. Ce n’est que grâce aux efforts de l’agence de voyages et à la collaboration d’Air France que nous avons pu quitter l’Égypte pour la France, puis pour le Canada.

À regret, je dois dire que le travail de l’ambassade du Canada a été nul en janvier 2011. Quinze ans plus tard, la même situation semble se reproduire : les ressortissants canadiens sont abandonnés à eux-mêmes.

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi le Canada s’avère incapable de fournir de l’aide à ses citoyens à l’étranger ?


© Le Devoir