Pourquoi le communautaire a raison

Récemment, à la faveur d’une grève généralisée, le réseau communautaire a lancé un véritable cri d’alarme concernant les conditions de travail du personnel et le défi d’une clientèle sans cesse plus démunie, aux prises avec des problèmes complexes et multiples. Parallèlement, de récentes études font état d’une détérioration sensible des conditions économiques et sociales de certains groupes sociaux. Mais il faut remonter à la pandémie pour y voir plus clair.

La COVID et la déferlante économique

La pandémie aura duré deux ans. Elle aura exacerbé les inégalités sociales en s’attaquant davantage aux maillons les plus vulnérables de la société. Même si elle s’est terminée officiellement au printemps 2022, les séquelles, tant économiques que sociales, se sont prolongées, tout particulièrement sur le plan de la santé mentale. L’ère post-pandémique dans laquelle nous sommes se juxtapose à un contexte économique brutal en pleine ascension. Les études n’ont de cesse de rapporter des inégalités sociales qui s’accentuent.

Ainsi, depuis la fin de la pandémie, le Québec a enregistré une forte hausse du coût de la vie, particulièrement en ce qui concerne le logement et l’alimentation. Quant à l’itinérance, elle représente aujourd’hui un véritable défi collectif, en particulier chez les jeunes hommes.

C’est la toile de fond sur........

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