Il faut un leadership politique plus fort pour éviter un échec coûteux du programme de rachat |
La faible participation au programme de rachat destiné à retirer de la circulation les armes d’assaut prohibées détenues par des particuliers, que vient de signaler le ministre fédéral de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, témoigne d’un manque de leadership politique et d’une réaction timide face à la désinformation généralisée diffusée par le lobby des armes ainsi qu’aux manigances juridiques et politiques de certaines provinces.
Le gouvernement fédéral a estimé qu’environ 150 000 armes à feu existantes sont concernées par l’interdiction et a alloué près de 250 millions de dollars pour indemniser leurs propriétaires. Cependant, moins d’une semaine avant la date limite (le 31 mars), seules 51 000 armes à feu ont été enregistrées en lien avec une demande d’indemnisation.
Communication inefficace pour contrer la désinformation et les manœuvres provinciales
Si le lobby des armes à feu se félicite du nombre important de propriétaires d’armes qui, jusqu’à présent, se sont abstenus d’enregistrer leurs armes prohibées, y voyant une sorte de victoire, il n’en reste pas moins que le refus de participer au programme de rachat n’exempte personne de la loi. Cela signifie simplement que les propriétaires qui ne participent pas ne recevront aucune compensation financière pour les armes dont la détention sera........