La vraie bataille de terrain |
Les débuts de mandat sont souvent chaotiques en politique municipale. À peine élus, les nouveaux conseillers doivent adopter le budget dans un calendrier serré dicté par une année fiscale qui se termine le 31 décembre. Lors de ma première expérience, nous avions essentiellement repris celui de l’administration précédente. Le temps jouait contre nous. Ce que je ne savais pas, c’est que le financement des organismes communautaires, lui, se renouvelle en mars, avec des fonds provenant de Québec mais qui transitent par les villes.
Tout ça pour dire qu’en voyant l’état du premier budget et en constatant le peu de marge de manœuvre dont nous disposions, un collègue beaucoup plus expérimenté que moi m’avait fortement recommandé de reporter les contributions pour réviser les programmes, à deux mois de l’échéance. Selon lui, c’est là que se trouvait notre marge de manœuvre… Je sais, je vous entends vous foutre de ma gueule !
Imaginez la crise que cela a provoquée chez tous les organismes communautaires de l’arrondissement ! Ils ne vivent pas avec des surplus, bien au contraire. Cette décision a semé le chaos, l’incertitude et une angoisse inutile chez des intervenants qui n’avaient vraiment pas besoin de cela. Résultat : j’ai dû faire la tournée des organismes pendant deux mois pour évaluer la situation — un surplus de travail dont ils se seraient tous bien passés. Je ne........