La fameuse «question de l’urne»

Alors donc, Donald Trump et sa guerre commerciale ridicule seraient maintenant devenus la « question de l’urne ». Pendant que le premier ministre Mark Carney a décidé de lever les coudes, ici, certains prétendent que la prochaine personne qui dirigera le Québec devrait être celle qui serait la mieux placée pour faire face au président états-unien.

Pouvez-vous bien me dire quel nouveau pouvoir le Québec aurait acquis au cours des derniers mois pour imaginer franchement que la première ou le premier ministre du Québec pourra changer quoi que ce soit à cette stupide guerre commerciale ?

Certes, l’État québécois peut aider les entreprises touchées, soutenir certains secteurs économiques, accompagner les travailleurs ou faire différents gestes pour atténuer les conséquences des tarifs états-uniens. Mais les négociations commerciales avec Washington se déroulent d’abord à Ottawa. S’imaginer que la personne qui dirigera le Québec pourra réellement faire plier Donald Trump relève davantage du fantasme que de la réalité.

Pendant qu’on s’attarde encore beaucoup trop aux énièmes frasques de cet imprévisible président, on oublie surtout de parler des enjeux sur lesquels le prochain gouvernement du Québec aura, lui, de véritables pouvoirs et des responsabilités bien concrètes.

On pourrait parler de l’état lamentable de plusieurs de nos écoles et des problèmes qui minent notre système d’éducation. Idem pour le système de santé et l’état de nos........

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