Trump et la violence politique |
S’il se confirme que la cible du tireur était bien le président Trump, il s’agirait de la troisième tentative d’assassinat contre lui depuis la campagne de 2024. Cet événement confirme une forte impression : celle de la montée, voire de la banalisation de la violence politique aux États-Unis. Et peut-être aussi la possibilité d’une utilisation opportuniste de cette violence par un régime de plus en plus impopulaire qui ne peut concevoir sa défaite.
Une part croissante de la population de ce pays, à gauche comme à droite, estime que les divergences politiques ne peuvent plus être résolues par la voie pacifique. Le président lui-même le laisse entendre périodiquement. Il récolte aujourd’hui les effets de son verbe incendiaire.
Selon un sondage PBS News / NPR / Marist de l’automne 2025, dans la foulée de l’assassinat de l’idéologue droitiste Charlie Kirk le 10 septembre, environ 30 % des Américains estiment que la violence politique peut s’avérer nécessaire — davantage de républicains le pensent, un peu moins de démocrates. Augmentation importante par rapport aux 19 % enregistrés par la même maison, un an et demi plus tôt, avec les mêmes questions.
La violence politique, et plus spécifiquement les assassinats politiques de dirigeants, existe depuis la nuit des temps. Jules César, tué en 44 avant Jésus-Christ par un groupe de........