Fascisme américain ? |
Fascisme américain ? Sans même parler d’international, la question revient à l’avant-plan aux États-Unis même. Avec un dossier à charge de mieux en mieux garni.
Les meurtres d’innocents, devant caméras, par une milice aux budgets quasi illimités, ne sont que la face la plus hideuse (bien que cachée par des cagoules noires) d’un virage autoritaire, qui menace sérieusement la démocratie libérale américaine.
Il est clair depuis longtemps, pour quiconque veut bien le voir, que ceux qui dirigent le gouvernement fédéral — Trump, son conseiller Stephen Miller, sa secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, et puis ce Greg Bovino, chef de la police des frontières, la fameuse ICE de sinistre réputation — n’ont rien à faire de l’état de droit, qu’ils s’appliquent à combattre, voire à détruire.
Le look de « dur » de Bovino, ses cheveux rasés sur les côtés, et son éloge des brutes qui maltraitent ou tuent des innocents donnent le ton.
À l’heure des vidéos téléphoniques tous azimuts, les images d’horreur comme celles de ce samedi ne sont plus cachées et niées, prises à la dérobée par des témoins gênants. Elles sont une performance, un trophée, un honneur revendiqué.
La raison d’être de l’ICE : montrer ce qui arrive à ceux qui s’opposent, avec la certitude arrogante de l’impunité octroyée par les autorités fédérales. Impunité répétée à chaque occasion par le président et par toute la chaîne de commandement.
Il s’agit d’instiller la peur face au nouveau régime (oui, « le régime Trump »), dont l’ICE en est........