Le problème avec le mouvement No Kings |
J’enseigne à l’Université de Montréal un cours intitulé « Mouvements sociaux, violence et sécurité ». Nous étudions la dynamique entre les groupes de pression, les forces de l’ordre et le politique.
Un mouvement social, c’est plus qu’une série de rassemblements improvisés un dimanche quelconque, pour se donner l’impression que l’on change les choses. Et c’est là tout le problème du mouvement No Kings : il n’a pratiquement aucun effet sur le pouvoir.
Le mouvement passe largement sous le radar. On en parle peu, malgré l’ampleur des rassemblements — le dernier comptait environ 8 millions de participants dans plusieurs grandes villes américaines, selon les organisateurs, ce qui est loin d’être anodin.
Mais le No Kings Day passe surtout sous le radar de sa cible principale : Donald J. Trump, qui n’en parle pratiquement pas. Il l’ignore royalement — sans mauvais jeu de mots.
En matière de contestation politique, c’est un problème majeur. Un mouvement qui ne force pas de réaction n’impose pas de coût. Et sans coût, il........