Placer le Québec au centre des négociations entre le Canada, les États-Unis et l’UE
Mark Carney a profité de la crise entre les États-Unis et le Canada pour réaliser un tour de force diplomatique, sécurisant une alliance inédite avec l’Union européenne (UE). Québec doit aussi élever son jeu : si l’avenir du Canada dépend de sa capacité à protéger sa souveraineté au moyen de relations mutuellement bénéfiques avec les nations du monde, il en va de même pour le Québec.
L’Institut de recherche sur le Québec a dévoilé le mardi 15 septembre le rapport Le Québec dans la crise américano-canadienne. Diagnostic historique et propositions opérationnelles, qui propose une stratégie pour avancer les intérêts québécois dans le conflit actuel. Ce rapport détaille l’historique des avancées québécoises revues à la lumière des rivalités canado-américaines, et propose une démarche opérationnelle : profiter de la situation actuelle pour placer Québec à la table de négociation avec Ottawa et Washington, et renforcer l’autodétermination du Québec au moyen d’une nationalité et d’une constitution, qui permettraient à notre société, la « plus européenne de l’Amérique », de profiter pleinement de ce rapprochement avec l’Europe.
Les exemples de gains pour le Québec en contexte de crise américano-canadienne sont nombreux. L’Acte de Québec de 1774 confirmait les droits nationaux des francophones, pour sécuriser in extremis leur loyauté avant la guerre d’indépendance américaine. En 1867, le respect des pouvoirs constitutionnels et du droit civil québécois s’est aussi inscrit dans le besoin de réunir les colonies britanniques après la fermeture par Washington du........
