Idées|Ne pas suivre Carney dans la logique du profit à tout prix Dominic Courtois

Le gouvernement Carney hérite d’une situation de crise. Gouvernement américain belliqueux, croissance des inégalités, extinction massive du monde naturel, bouleversements communautaristes et culturels, multiplication des conflits… Les choix de ce gouvernement seront donc lourds de conséquences.

C’est d’ailleurs le sens du mot grec à l’origine du concept de crise : il signifie une rupture de l’ordre qui mène à un choix structurant. Avec le départ de Steven Guilbeault, le choix du gouvernement Carney devient clair.

Ce gouvernement ne profitera pas de la crise pour adopter la transition écologique et développer la souveraineté culturelle, économique et alimentaire. Face au monde dangereux dans lequel le néolibéralisme et la globalisation nous ont plongés, Carney redouble d’efforts pour s’y conformer.

Approfondir le libre-échange avec des pays comme la Chine et le Qatar. Évacuer les réglementations environnementales des grands projets. Réautoriser les pesticides interdits en raison de leur dangerosité. Investir massivement dans l’exploitation des énergies fossiles. Couper 61 % du financement de la conservation de la nature. Libérer les géants du Web de leurs obligations. Doubler le budget militaire.

Les profits des multinationales seront relancés, tout comme l’endettement étatique. La précarisation du reste de la société continuera de s’accélérer, et les tragédies naturelles seront de plus en plus violentes.

En médecine, chez les Grecs anciens, la notion de crise était employée au moment où s’expose la maladie.........

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