Le néomercantilisme politique de Trump |
Du dossier iranien aux pressions tarifaires, la pratique internationale de Donald Trump continue de dérouter les grilles d’analyse. Le 47e président des États-Unis échappe largement aux catégories généralement reconnues par les observateurs et la science politique.
Donald Trump est-il un libéral ? Que nenni. Il se montre ouvertement méfiant à l’égard des organisations multilatérales, traite l’ONU avec désinvolture, menace périodiquement l’OTAN et aborde les accords commerciaux comme de simples rapports de force renégociables. Il est clair qu’il ne s’inscrit pas dans le courant libéral.
Constructiviste, alors ? L’objection peut sembler tentante, notamment à la lumière du slogan « Make America great again », qui mobilise indéniablement un imaginaire national. Mais, chez Trump, cette dimension identitaire demeure largement subordonnée à une logique plus instrumentale. Il ne raisonne ni en termes de normes ni en termes de construction patiente d’ordres symboliques durables.
Réaliste ? La réponse demeure moins tranchée. S’il partage avec les réalistes une certaine appétence pour les rapports de force, sa pratique du pouvoir demeure erratique, profondément transactionnelle et insuffisamment structurée sur le plan doctrinal pour relever pleinement de cette tradition. Il faut peut-être alors déplacer le regard et proposer, pour ce trublion présidentiel, une catégorie d’analyse plus adéquate.
Pourquoi ne pas parler de........