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La troisième guerre mondiale peut-elle encore être évitée?

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30.07.2026

Les guerres régionales en Europe, au Moyen-Orient et en Asie commencent à se chevaucher. Dans le Financial Times, Gideon Rachman, son principal chroniqueur des affaires internationales, analyse cette convergence et le risque qu’elle fait peser sur l’ordre mondial.

Elles demeurent distinctes. La guerre en Ukraine, celle qui oppose l’Iran à Israël et aux États-Unis, les tensions coréennes et la pression chinoise sur Taïwan obéissent à des logiques propres. Les grandes puissances évitent encore l’affrontement direct, mais les acteurs, les ressources et les théâtres sont de moins en moins séparés. L’enjeu est de contenir cette convergence avant qu’elle ne débouche sur un affrontement global.

Le danger ne tient pas seulement au rapprochement matériel des fronts. L’Ukraine et la Russie pensent déjà leur guerre comme une lutte mondiale pour ou contre l’Occident.

Des guerres qui se chevauchent

La Russie reçoit des drones iraniens ainsi que des munitions et des soldats nord-coréens, tandis que les technologies chinoises contribuent à reconstituer sa capacité militaire. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, affirme que Pyongyang pourrait envoyer 30 000 combattants supplémentaires, après un premier déploiement en 2024 qu’il avait qualifié de « premier pas vers une guerre mondiale ».

Un seuil aurait été franchi en mer Caspienne. L’Iran accuse l’Ukraine d’avoir visé un navire marchand iranien ; Kiev reconnaît avoir frappé des bâtiments transportant du matériel militaire vers la Russie. Une voie logistique reliant l’Iran au front ukrainien devient ainsi un théâtre d’affrontement.

Pour Rachman, ces conflits présentent déjà certains traits d’une guerre mondiale. Ils s’étendent sur l’Europe et l’Asie, influencent des affrontements en Afrique et font émerger un alignement entre la Russie, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord, qualifié par certains stratèges........

© Le Devoir