La Constitution fragile de la CAQ |
Après moult critiques sur sa démarche centralisatrice, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a déposé une série d’amendements à son projet de constitution québécoise, dans l’espoir d’asseoir la légitimité de son initiative et de susciter l’adhésion collective.
Le ministre a gommé des problèmes majeurs au projet après avoir entendu quelque 200 témoins et reçu 300 mémoires en commission parlementaire. La consultation a ajouté une couche de vernis démocratique à une initiative qui en a manqué au départ, le projet ayant été piloté du « haut » de la supermajorité de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Parmi les changements proposés, le ministre Jolin-Barrette a fait marche arrière sur l’inclusion du droit à l’avortement dans la Constitution québécoise, après avoir écouté les groupes de femmes et les juristes craintifs de l’ouverture d’une brèche à ce sujet. L’interdiction d’utiliser des fonds publics dans la contestation de certaines lois québécoises a aussi été levée. Les amendements proposés prévoient que les droits collectifs n’auront pas de primauté sur les droits individuels, sauf en ce qui a trait à l’égalité entre les hommes et les femmes. Ce droit aura toujours préséance sur la liberté de religion. C’est une décision avisée compte tenu du poids historique de la misogynie au sein des principales........