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De l'étoile au cercle : rétablir la confiance au sein d'un écosystème 17/31

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19.05.2019

Un grand nombre de grands projets d'infrastructure et d'aménagement du territoire (autoroutes, aéroports, barrages hydro-électriques, installations portuaires, champ d'éoliennes, transport public de voyageurs, espace urbain, etc.) font l'objet de délégations (concessions, DSP...).

Les clauses contractuelles associées s'efforcent de prendre en compte les externalités, positives ou négatives, induites par le délégataire du projet sur les autres parties prenantes, mais seule la confiance entre tous les acteurs permet un fonctionnement de l'écosystème harmonieux et durablement créateur de valeur collective.

En effet, les contrats ne peuvent pas tout, parce que chaque situation est contingente et évolutive. Assez naturellement, chaque partie prenante tend à négocier séparément auprès du délégataire pour faire reconnaitre le coût (environnemental, économique, sociétal...) des externalités induites sur elle (par exemple les conséquences d'un conflit d'usage). Assez fréquemment focalisée sur sa cause, elle le fait sans se préoccuper des autres parties prenantes et dans une approche de jeu à somme nulle.

Cette configuration « en étoile » (concaténation de négociations bilatérales avec le délégataire) est doublement destructrice de valeur : elle induit un climat préjudiciable de compétition et de défiance entre les parties prenantes, et peut aboutir à un équilibre fort éloigné de l'optimum global.

Une alternative à ce modèle en étoile est de rechercher l'optimum global, que nous appelons le « juste développement durable », défini comme la reconnaissance partagée des intérêts légitimes des uns et des autres (développement économique local, tourisme, agriculture, activités de loisir, préservation du patrimoine et des paysages, protection des........

© La Tribune