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Pourquoi la fragilité n’est plus une fatalité

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06.07.2020

Comme une chambre noire, la pandémie a révélé au monde la photographie d'une humanité « assoupie au bord d'un volcan », n'apportant depuis l'orée du nouveau siècle que des réponses conjoncturelles à des problèmes structurels. Que ce soit pour la question climatique, l'avenir du travail, les disparités sociales ou encore le sort de la technologie, le coronavirus nous contraint collectivement à changer de logiciel, et de cesser de lui apporter des mises à jour incrémentales qui ne font que retarder la fameuse « guerre civile mondiale » que beaucoup craignent depuis vingt ans.

Sur la question du climat, le virage extrêmement volontariste - du moins dans le discours- entrepris par l'Europe démontre que l'accord de Paris, qualifié en son temps d'« historique », était en réalité un cache-sexe. Insuffisamment ambitieux et peu contraignant, il n'aura suffi finalement qu'à nous donner collectivement un semblant de bonne conscience en ne traitant pas la question fondamentale du modèle économique à poursuivre et de la transformation des sources d'énergie. Poids des lobbies des industries extractives, craintes de casser la machine productive, ou encore incertitudes scientifiques ont contribué à un accord désormais perçu « à minima » là où certains s'extasiaient encore il ya quelques mois. Les cris d'orfraie lors du désengagement américain de l'accord n'en semblent que plus dérisoires, car en réalité, les américains se désengageaient de presque rien. L'illustration la plus emblématique des limites de la COP21 est le niveau d'émission des gaz à effet de serre durant les 3 mois de........

© La Tribune


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