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Coronavirus, la nouvelle géopolitique de l’incertain

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11.05.2020

Depuis l'avènement du nouveau siècle et l'irrésistible accélération technologique qui a balayé bon nombre de certitudes et de schémas établis - notamment dans le monde du travail-, l'on assiste à une surenchère croissante des analyses relatives à l'imprévisibilité de l'avenir, et donc à la nécessité de s'en prémunir. Cette tendance a créé un ensemble de nouveaux métiers regroupés sous la bannière de l'« agilité stratégique ». Au nom de l'agilité et de l'adaptation, les États comme les institutions privées ont renforcé les moyens d'analyse de leurs environnements, fait monter en puissance les directions de la stratégie et multiplié les instruments de captation des fameux « signaux faibles » qui seraient en mesure de prédire les « cygnes noirs » théorisés par l'essayiste américain Nassim Nicholas Taleb. En bref, pour réduire l'incertitude et appuyer les mécanismes d'aide à la prise de décision, les organisations au sens large ont amélioré leurs capacité d'écoute, d'analyse, et de prospective. Si cette dynamique peut sembler salutaire, elle a néanmoins été nettement insuffisante face à la crise du Coronavirus...

En effet, pourquoi des États et des organisations dotés d'autant de moyens technologiques, capitalistiques et intellectuels n'ont pas réussi à prévoir un bouclier anti-Covid plus efficace et surtout moins destructeur de l'économie que le confinement ? Comment peut-on expliquer que des organisations auxquelles l'on prête souvent des pouvoirs surdimensionnés, en vrac : les GAFAM, la CIA, le Mossad, les Francs-Maçons, le Forum de Davos, le groupe de Bilderberg et j'en passe..., n'aient pas élaboré une méthode moins brutale que d'emmurer la moitié de la planète chez elle ? Cet échec des « stratèges » était-il........

© La Tribune


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