Le marché pétrolier à la veille d’un point de bascule ? |
Le prix de l’essence a passablement augmenté, mais il pourrait grimper bien davantage si une solution au conflit dans le golfe Persique n’est pas trouvée rapidement, explique Yvan Cliche.
Voici ce que pensent aujourd’hui nombre d’observateurs du secteur énergétique : les prix actuels du pétrole brut ne reflètent pas l’ampleur réelle de la crise provoquée par la paralysie du détroit d’Ormuz, là où en temps normal transite 20 % du pétrole mondial.
À environ 100 $ US le baril, les prix sont certes élevés, soit 50 % de plus qu’avant le déclenchement fin février de la guerre contre l’Iran. Cela pousse le prix de l’essence au Québec autour de 2 $ le litre. Ce n’est pas banal.
Mais, malgré cela, la crise actuelle demeure, de loin, la plus grave jamais observée dans l’histoire moderne du marché pétrolier. Elle correspond au scénario catastrophe longtemps envisagé par les experts, sans qu’ils croient réellement à sa matérialisation.
Quelque 10 à 12 millions de barils de pétrole par jour ne transitent plus par la région depuis maintenant plus de deux mois.
Comment expliquer, dans ce contexte, que les prix n’aient pas explosé jusqu’à 150-200 $ le baril,........