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Quand le silence peut coûter huit vies

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21.04.2026

« Waiting sucks. » Ces mots, prononcés par une personne en attente d’une transplantation dans le documentaire Vital Bonds, rappellent que des patients vivent parfois pendant des mois, voire des années, dans l’espoir qu’un organe compatible se présente⁠1.

À l’inverse, dans Don d’organes : la vie continue, le Dr Pierre Marsolais souligne que plusieurs familles de donneurs réagissent plutôt en affirmant : « je veux qu’il garde tous ses morceaux », « il a assez souffert », ou encore « laissez-la tranquille »2. Ces réactions illustrent bien la réalité complexe du don d’organes après la mort. D’un côté, des familles vivent dans l’espoir de voir leur proche sauvé, tandis que de l’autre, certaines font face à la douleur du deuil et aux décisions difficiles qui en découlent.

Au Québec, la loi prévoit qu’une personne peut consentir, avant sa mort, à donner son corps ou certains de ses organes à des fins médicales ou scientifiques. En principe, la volonté de la personne doit être respectée, sauf en présence d’un motif impérieux.........

© La Presse