Les groupes armés ont frappé le cœur du pouvoir |
Le 25 avril, une offensive coordonnée frappe simultanément six villes importantes du Mali : Kidal et Gao dans le nord du pays, Mopti et Sévaré au centre, ainsi que Bamako et Kati. Dans le Nord, l’opération est menée conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), tandis que, dans les autres régions, le JNIM agit seul1.
Cette séquence marque une rupture nette dans le conflit. Il ne s’agit pas d’une simple intensification des violences, mais d’un changement d’échelle, tant dans la capacité opérationnelle des groupes armés que dans leur manière de défier l’État.
Si ce type d’attaques simultanées n’est pas nouveau, il atteint ici un niveau inédit, révélant la capacité des groupes armés à saturer les moyens de réponse d’une armée déployée sur plusieurs fronts.
Les attaques jusqu’à Bamako, ainsi que l’assassinat du ministre de la Défense, Sadio Camara, à Kati, montrent que le JNIM peut désormais frapper au cœur du pouvoir et fragiliser la chaîne de commandement au plus haut niveau, illustrant sa montée en puissance.
Les résultats de cette offensive restent toutefois contrastés selon les villes. Malgré la sophistication des attaques, les forces maliennes, soutenues par Africa Corps, sont parvenues à maintenir le contrôle sur plusieurs positions stratégiques. C’est à Kidal que se........