L’accessibilité montréalaise au-delà des pavés historiques

Stefanie Lee Milczarek considère que Montréal fait preuve d’inertie législative en n’imposant pas une mise aux normes universelles.

Alors que Montréal cultive une image de métropole inclusive, des milliers de citoyens se butent encore quotidiennement à des seuils infranchissables. Entre une législation permissive et le prétexte de la conservation architecturale, l’autonomie des personnes à mobilité réduite est trop souvent reléguée au second plan. Il est temps pour le Québec de réformer son cadre législatif afin d’abolir les « droits de grand-père » et d’imposer une mise aux normes universelles, car une ville qui exclut ne peut prétendre au titre de grande métropole mondiale.

Chaque fois que je prévois découvrir un nouvel endroit à Montréal, mon trajet ne commence pas sur le trottoir, mais derrière un écran.

Sur Google Maps, je zoome sur les cadres de porte. Je cherche un bouton d’ouverture automatique, rectangle métallique qui dictera ma liberté de mouvement. Je fais le tour virtuel de l’édifice, scrutant la moindre marche. Si l’image satellite confirme l’absence d’accès, mon horizon se rétrécit : je........

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