La saisie du Groenland dresserait l’Europe contre Trump |
Stéphane Dion prévoit que la réponse européenne à une invasion américaine du territoire danois autonome serait autrement plus virulente que celle face à la récente capture de Nicolás Maduro.
Les dirigeants européens ont jusqu’à présent tout fait pour ne pas déplaire au président Trump. Ils sont guidés par deux motivations, l’une économique, l’autre géostratégique : se soustraire autant que possible aux barrières douanières et maintenir l’appui des États-Unis pour l’Ukraine et l’OTAN. Les enjeux sont énormes sur le plan de l’économie et de l’emploi comme pour la survie de l’Ukraine et la sécurité de l’Europe.
Pourtant, si Donald Trump devait passer de la parole aux actes et vraiment annexer par la force le Groenland, la réaction des Européens serait très négative. Une telle agression contre un territoire européen produirait un branle-bas diplomatique et économique comme on n’en a jamais vu entre alliés de l’OTAN.
Ce serait une erreur de croire que la réaction européenne serait du même ordre que celle, mesurée, qui a suivi l’intervention au Venezuela : personne ne condamnant les États-Unis même si on a exprimé une inquiétude pour le droit international.
Dans le cas du Venezuela, il ne s’agissait pas d’une invasion – pas encore – mais de l’arrestation extraterritoriale d’un président dénoncé comme illégitime. Le Groenland et le Danemark, c’est tout autre chose : une démocratie exemplaire, à qui on n’a rien à........