Un trou béant dans les programmes des partis |
Les prochaines élections devraient nous forcer à bâtir une véritable stratégie en intelligence artificielle, estiment les auteurs, qui rêvent que le Québec devienne l’endroit au monde où il est le plus facile d’intégrer l’IA aux opérations d’une entreprise.
À quelques semaines à peine des élections québécoises, une multitude de facteurs soumettent la province à des défis comme la plupart des électeurs n’en ont jamais connu. Le plus important, le plus mal compris et le plus complexe d’entre eux est sans doute l’intelligence artificielle.
L’IA est probablement la technologie la plus révolutionnaire jamais créée. Ses capacités progressent à un rythme extraordinaire, tandis que la réglementation peine à suivre. Elle peut transformer les économies et les sociétés, pour le meilleur ou pour le pire, selon la manière dont nous la gouvernons, la concevons et la déployons.
Des sondages menés dans plusieurs pays1 révèlent que les Canadiens nourrissent des craintes importantes – et peut-être justifiées – à l’égard de l’IA : notre confiance figure parmi les plus faibles et notre scepticisme parmi les plus élevés, à 67 %, soit 17 points de plus que la moyenne des 32 pays sondés.
Or, à l’heure actuelle, aucun grand parti politique québécois n’a de véritable stratégie en la matière. Il s’agit d’un manquement au devoir comparable à celui de se présenter aux élections sans programme en santé, en économie, en sécurité........