Le Canada doit faire plier Meta |
Meta a finalement admis qu’il avait besoin de contenu d’actualité et que celui-ci lui était précieux. On pourrait penser qu’après avoir admis cela, Meta ferait comme les entreprises normales et paierait pour cet apport essentiel à son activité. Au lieu de cela, Meta semble faire activement pression sur le gouvernement canadien pour qu’il vide de sa substance la Loi sur les nouvelles en ligne1, afin que Meta puisse rétablir les nouvelles sur ses services tels que Facebook et Instagram sans avoir à les payer2.
Le retour des nouvelles canadiennes sur Meta serait une bonne chose, mais pas au prix d’un préjudice considérable pour le journalisme canadien.
L’idée derrière la Loi sur les nouvelles en ligne est issue du Code de négociation des médias d’information (NMBC) australien. Je ne prétends pas être un commentateur impartial sur le NMBC. J’étais président de la Commission australienne de la concurrence et de la consommation (ACCC) lorsque le NMBC a été conçu, et l’ACCC a ensuite été chargée par le gouvernement australien de sa mise en œuvre.
À l’époque, il était considéré comme une référence mondiale pour permettre aux entreprises médiatiques de négocier à des conditions relativement équitables avec les plateformes numériques dominantes qui, autrement, ne payaient que peu ou rien du tout pour le journalisme qui constituait un apport important à leurs modèles commerciaux.
Il y a eu beaucoup de désinformation et........