Ça fait drôle au début, de s’entendre… |
Nous sommes en octobre 2024 dans une école secondaire publique du Centre-du-Québec. On a à peine le temps de brancher nos instruments que les élèves arrivent dans l’auditorium et s’installent sous le regard vigilant de leurs enseignants.
On commence à jouer un groove funk-rock.
Avec mon groupe, on a déjà dû faire au moins 150 spectacles un peu partout au Québec. Pourtant, j’ai le cœur qui bat un peu fort : c’est étonnant à quel point ça peut être intimidant de se retrouver devant une bande d’ados qui ont plus ou moins envie d’être assis là devant toi. On joue l’intro, puis je m’approche du micro et je commence à chanter. En français. Avec un accent québécois assumé.
Des fous rires étouffés, des sourires gênés, des chuchotements. Mais graduellement, c’est la curiosité, puis une écoute attentive qui prend le dessus (généralement, les élèves du primaire embarquent plus rapidement que ceux du secondaire). S’ensuivent des discussions sincères. Des élèves restent même après la cloche, désireux d’en savoir plus sur notre musique, notre métier ou encore sur la scène musicale québécoise.
Ce scénario-là, nous l’avons vécu à plusieurs reprises avec mon groupe comment debord, lors de tournées d’écoles organisées par le Festif ! de Baie-Saint-Paul.
Vous rappelez-vous la dernière fois que vous avez écouté le message d’accueil de votre boîte vocale ? C’est fou comme ça fait drôle d’entendre sa propre voix sur un enregistrement. C’est gênant, malaisant même. On a tous déjà vécu ça.
Je pense que c’est la même chose avec notre........