Sport féminin : le vrai débat derrière les chiffres
Nathalie Vachon réplique à la chronique « Le Canadien et la Victoire1 » de Patrick Lagacé, publiée le 17 mai.
Dans sa chronique, Patrick Lagacé soulève une réalité que personne ne peut nier : le Canadien de Montréal occupe une place immense dans notre imaginaire collectif. Les chiffres qu’il cite sont factuels. Les cotes d’écoute du CH écrasent tout.
Là-dessus, il a raison.
Mais au moment même où la Victoire de Montréal soulève la Coupe Walter devant un amphithéâtre plein et une nouvelle génération de fervents partisans, une autre réalité devient difficile à ignorer : le sport féminin prend une place qu’on lui refusait depuis longtemps.
Or, cette évolution ne s’est pas produite par hasard.
Et c’est précisément là où l’analyse de Patrick Lagacé atteint sa limite : lorsqu’elle présente la domination du Canadien comme un phénomène presque naturel. Comme si l’amour des Québécois pour le Canadien avait jailli spontanément, indépendamment de décennies de couverture continue, de mythification et d’investissements massifs.
Les Québécois aiment le Canadien parce qu’on leur raconte le Canadien depuis plus de 100 ans. Si l’on veut qu’une nouvelle culture sportive émerge, il faut accepter de lui faire une place avant qu’elle atteigne la taille du Canadien.
Quand Patrick Lagacé écrit que « hors du CH, aucun club n’a réussi à lui arriver à........
