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La révolution du 12 août

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12.08.2026

Et si, en ce 12 août, on se laissait happer par la lecture et que la beauté des mots et de l’écriture d’ici nous transformait à jamais ? C’est tout le bien que nous souhaite la romancière Monique Proulx dans cet hommage à la fête du livre québécois et de ses lecteurs.

Ce mercredi 12 août, je serai assise dans une petite librairie de Mont-Tremblant, Carpe Diem pour la nommer, et je rencontrerai les lecteurs qui voudront bien me rencontrer. Nombre de mes collègues écrivains, disséminés dans d’autres librairies du Québec, feront la même chose que moi, et ce sera la fête du livre québécois – et du lecteur.

En apparence, il ne se passera pas grand-chose : quelques mots échangés en forme de ping-pong, peut-être même une vraie conversation, et puis une signature et un livre qui quitte la table de la librairie pour se faufiler dans le sac du lecteur ou de la lectrice.

En réalité, ce sera énorme.

Car entre ces 300 pages qui viennent de voyager entre l’écrivain et le lecteur qui sera vraisemblablement une lectrice, une révolution dort.

Il suffit d’ouvrir le livre, et la révolution se réveille.

Elle commence par le silence. La lecture d’un livre oblige le silence, et le silence, qu’on le veuille ou non, nous extirpe du marasme qui s’est installé en permanence dans notre esprit anxieux, nous arrache au spectacle hypnotique de notre monde en débâcle.

Une fois le silence installé, voilà qu’on s’aventure lentement, une page à la fois, dans ce qui se déroule juste pour nous : un univers peuplé de créatures et d’évènements imprévisibles, un univers inconnu et cependant familier, car il n’est toujours question que de notre famille élargie, de la........

© La Presse