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Les anglophones doivent aussi protéger le français

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14.05.2026

En matière de vivre-ensemble linguistique, la balle est aussi dans la cour des leaders d’opinion de la communauté anglophone, estime Mario Polèse.

Depuis les crises linguistiques des années 1960, la communauté anglophone du Québec s’est systématiquement opposée aux lois linguistiques, présentées régulièrement comme des atteintes aux droits fondamentaux. Est-ce possible de sortir de cette dynamique stérile ?

Que nos compatriotes anglophones n’accueillent pas les lois linguistiques avec enthousiasme se comprend. Cependant, un changement de ton s’impose. Nos compatriotes doivent comprendre pourquoi l’État québécois se trouve dans l’obligation de légiférer en matière de langue. Cette pédagogie ne peut venir que des leaders d’opinion de la communauté anglophone.

Les anglophones victimes de leur langue

L’éléphant dans la pièce est la montée fulgurante de l’anglais devenu aujourd’hui la langue de la planète depuis, notamment, l’arrivée de l’internet. Les Anglo-Québécois sont les victimes de la force de leur langue. Ils ont la chance de posséder la langue planétaire. Mais en contrepartie, cette chance leur impose un devoir de réserve face au français, moins fort.

Comprenez-moi bien, je n’ai rien contre la langue anglaise, bien au contraire. L’auteur de ces lignes est arrivé des États-Unis il y a 50 ans. J’ai appris le français que j’emploie depuis comme ma langue publique de........

© La Presse