On ne règle pas une crise en démolissant ce qui tient debout |
J’ai choisi de vivre en coopérative d’habitation. Pas par défaut, pas par contrainte. Par conviction, parce que je crois que le toit au-dessus de la tête n’est pas une marchandise et que la démocratie ne se limite pas aux urnes. Ce choix, 30 000 ménages québécois l’ont fait aussi. Le projet de loi 20, réintroduit cette semaine à l’Assemblée nationale, s’attaque directement à ce modèle. Il faut le dire clairement : le PL20 est une ingérence injustifiée dans la vie d’entreprises collectives privées qui fonctionnent, depuis 40 ans, à coût quasi nul pour l’État.
Le projet de loi prévoit des pénalités financières pour les membres dont les revenus dépassent un certain seuil, la possibilité pour la Société d’habitation du Québec d’annuler un bail, et un guichet gouvernemental unique pour apparier les ménages aux coopératives.
Posons la question simplement : quel propriétaire privé au Québec pourrait fixer le loyer de son locataire en fonction de son salaire, le forcer........