Le monde appelle ; le Québec est-il prêt à répondre ?
La récente conférence de Santa Marta a démontré que plusieurs pays s’engagent réellement dans la transition énergétique.
Un évènement inédit a eu lieu la semaine dernière. Dans une ville côtière de Colombie, Santa Marta, connue comme l’un des plus grands ports d’exportation de charbon, plus de 57 pays se sont réunis pour planifier la fin de notre dépendance aux énergies fossiles. Parmi eux se trouvaient des pays dont l’économie repose sur l’extraction du pétrole, du gaz et du charbon, venus eux aussi planifier leur propre sortie d’un système énergétique devenu instable.
Cette première Conférence pour une transition hors des énergies fossiles1 marque le début d’une coordination internationale engagée et continue. Une deuxième du genre, coprésidée par Tuvalu et l’Irlande, a déjà été confirmée pour 2027. D’ici là, de nombreux gouvernements travailleront ensemble sur les moyens concrets soutenant les communautés et les économies dépendantes des énergies fossiles pour faciliter et accélérer leur abandon.
Si nous avons appris quelque chose ces derniers mois, c’est que les chocs socioéconomiques liés aux crises des énergies fossiles n’ont pas de frontières. Ils nous affectent tous et toutes. Il nous faut donc nous attaquer, ensemble, à la cause commune de ces enjeux, concrètement et tout de suite.
Au contraire de ce que le gouvernement québécois nous répète depuis des mois, Santa Marta montre que nombreux sont les pays et les États à s’engager à agir,........
