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Le Canada prend-il la lutte contre le travail forcé au sérieux ?

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13.05.2026

L’absence de dirigeant permanent au Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises sème le doute sur la volonté du gouvernement, estiment les cosignataires.

Au cours des dernières semaines, le gouvernement canadien a cherché à réaffirmer son engagement à lutter contre le travail forcé à la suite de critiques concernant l’approfondissement des liens commerciaux du Canada avec des pays⁠1 impliqués dans des abus de main-d’œuvre, de doutes qui ont semblé être exprimés⁠2 par un député libéral au sujet de rapports sur le travail forcé en Chine, ainsi que du déclenchement d’une enquête américaine visant à déterminer si l’incapacité du Canada à interdire les importations issues du travail forcé nuisait aux entreprises américaines et justifierait l’imposition de nouveaux tarifs.

Le gouvernement fédéral a ainsi à plusieurs reprises invoqué le Bureau de l’ombudsman canadien de la responsabilité des entreprises (OCRE) comme preuve de son engagement sur cette question. Pourtant, dans les faits, le gouvernement a laissé dépérir cette institution.

Créé en 2019, l’OCRE est chargé d’enquêter sur les plaintes relatives à des violations de droits de la........

© La Presse