Le Québec n’a plus le luxe d’attendre

La récente annonce de la Ville de Montréal, qui appelle à un effort collectif pour réduire la consommation d’eau potable en raison de travaux d’urgence sur son réseau⁠1, illustre de manière frappante une réalité que l’on ne peut plus ignorer : nos infrastructures en eau sont sous pression et atteignent leurs limites.

Dans ce contexte, le ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, a lancé une réflexion nationale sur le coût et le financement des infrastructures municipales, alors que les besoins en matière de logement sont criants et que les municipalités subissent des pressions importantes.

Il est maintenant temps d’agir avec ambition, cohérence et sans délai.

Le Québec n’a plus le luxe d’attendre.

Le Groupe tactique sur les infrastructures en eau liées au logement a répondu à l’appel du ministre et a contribué aux travaux en mettant de l’avant un enjeu central : le sous-financement chronique des infrastructures en eau, une réalité documentée dans une étude indépendante réalisée par Aviseo Conseil⁠2.

Des réseaux qui vieillissent tous en même temps

La majorité de nos conduites d’eau potable, d’eaux usées et d’eaux pluviales ont été construites entre les années 1950 et 1990. Aujourd’hui, elles arrivent donc toutes à un âge critique. Résultat : bris plus fréquents, refoulements plus nombreux, explosion des coûts d’entretien et vulnérabilité accrue face aux pluies intenses et aux autres répercussions des changements climatiques.

Pendant ce temps, aux prises pour la plupart avec un système de financement désuet, les municipalités n’investissent que 280 $ par habitant........

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