L’IA doit servir l’économie du quotidien
Avec son budget 2026-2027, Québec remet l’intelligence artificielle au cœur de sa stratégie de productivité. Dans un Québec marqué par la rareté de la main-d’œuvre, les files d’attente et la pression sur les services publics, ce choix arrive à un moment critique.
Le vrai enjeu n’est pas de savoir si l’IA est impressionnante. C’est de savoir si elle rendra les services plus accessibles et l’économie locale plus efficace. Elle ne sera utile que si ses effets sont visibles dans la vie des Québécoises et des Québécois : moins d’attente, des réponses plus rapides, des travailleurs mieux soutenus et des PME moins écrasées par la paperasse. Autrement, elle sera vite perçue comme une pression de plus.
Une économie qui manque de temps
Une infirmière termine son quart devant des notes à compléter. Un propriétaire de petite entreprise ferme son atelier, puis rouvre son ordinateur pour préparer des soumissions. Une enseignante adapte son matériel après les heures de classe. Dans une municipalité, des demandes de citoyens et citoyennes s’accumulent faute de personnel.
Ces scènes ordinaires disent beaucoup du problème québécois. Ce n’est pas toujours la volonté qui manque, c’est le temps.
Dans les régions comme dans les grands........
