La Victoire sera au programme de mon cours d’histoire |
Le professeur Charles-Thomas Lemoine ne qualifie pas un événement d’historique à la légère, mais il est clair pour lui que c’est le cas du triomphe de la Victoire à la Coupe Walter.
Pour reprendre les mots d’Andrée-Anne Barbeau sur les ondes de RDS : « À Montréal on aime les équipes gagnantes, il y a les Canadiens et les autres. Et les autres se doivent de gagner pour garder l’attention du public. »
Eh bien, non seulement la Victoire gagne, mais son triomphe dépasse la Coupe Walter.
En tant que professeur d’histoire au cégep, je suis d’avis que le mot « historique » est surutilisé chez les analystes ou partisans de sports.
Non, ce n’est pas historique lorsqu’un joueur devient le premier à marquer un but en plus de récolter quatre minutes de punition pour avoir accroché, lors d’une partie en après-midi à Anaheim en portant des lacets jaunes. Comme ce n’est pas historique d’être le premier athlète à faire en moyenne 13,5 points, 5,9 rebonds, 1,4 interception en réussissant 49 % de ses lancers dans ses 800 premières parties en NBA depuis Michael Jordan.
On ne retrouve pas Jesse Owens, Jackie Robinson, Nadia Comăneci ou encore la Série du siècle dans les manuels scolaires, les films et les mémoires en raison du facteur uniquement sportif, mais pour leur impact transformatif.
Des modèles........