Un fonds « souverain » loin des règles de l’art
Les auteurs jugent essentiel que le nouveau Fonds pour un Canada fort soit doté d’une gouvernance transparente ainsi que de critères environnementaux et sociaux clairs et contraignants.
Les 28 et 29 avril 2026, des délégations de plus de 50 pays, incluant le Canada, se réunissaient à Santa Marta, en Colombie, pour la toute première Conférence sur la transition vers l’abandon des combustibles fossiles. Au même moment, le gouvernement fédéral annonçait le Fonds pour un Canada fort, un nouveau fonds d’investissement pour les projets structurants au pays.
Le contraste entre Santa Marta et Ottawa mérite d’être souligné. D’un côté, une conférence qui s’attaque à la source de la crise climatique. De l’autre, un fonds qui laisse présager davantage d’investissements dans l’industrie fossile.
Des différences avec la Norvège
Le Fonds pour un Canada fort est présenté par le gouvernement comme l’équivalent canadien du fonds souverain norvégien. L’analogie est intéressante, mais inexacte. Le........
