C’est la composition de la classe qui est le cœur du problème !
La vice-présidente de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) réagit à un article publié dans La Presse le 15 octobre dernier1. Pour la centrale syndicale, il est temps de mettre fin au régime scolaire à trois vitesses.
Dans son récent dossier, la journaliste Léa Carrier1 tente de comprendre l’explosion des plans d’intervention (PI) au cours des dernières années au Québec. Si le questionnement est légitime et nécessaire pour utiliser ces plans à bon escient, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) souhaite mettre en lumière l’arbre qui cache la forêt. Le cœur du problème de notre système scolaire est la composition de la classe, et l’explosion des PI est l’une des conséquences concrètes et directes d’une école à trois vitesses : l’école publique ordinaire, l’école publique sélective avec des projets pédagogiques particuliers et l’école privée subventionnée à plus de 70 % par l’État.
Les classes ordinaires, qui ne le sont plus, se retrouvent, par défaut, avec une concentration disproportionnée d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). Cette concentration accroît le défi pour les enseignantes et enseignants d’offrir un enseignement de qualité à TOUS les élèves de la classe. Le problème n’est pas le nombre de PI, mais bien le nombre d’élèves en difficulté intégrés en classe........
