Pour un cessez-le-feu qui sauve réellement des vies
En septembre dernier, nous avons pris la parole publiquement1, animés par l’urgence morale de dénoncer l’affamement honteux de la population de Gaza et l’effondrement du droit international humanitaire. Nous demandions alors au gouvernement canadien de faire des gestes concrets pour protéger la population civile palestinienne.
Une étape diplomatique importante a été franchie avec la reconnaissance par le Canada de l’État de Palestine. Un cessez-le-feu a finalement été conclu. Ces gestes comptent. Mais ils ne sauveront des vies que si leurs conditions humanitaires sont pleinement respectées par le gouvernement d’Israël. Or, force est de constater que ce n’est toujours pas le cas2.
À Gaza, maintenant loin de l’attention médiatique, plus de six mois après l’annonce du plan de cessez-le-feu, la situation humanitaire demeure catastrophique3. Des familles survivent avec aussi peu que deux litres d’eau potable par jour. Les pénuries chroniques de carburant paralysent les hôpitaux4, les installations de production d’eau et les services essentiels. Les prix des denrées de base et du gaz de cuisson ont explosé.
Après des années de bombardements, de déplacements forcés, ainsi que des mois de famine et d’insécurité alimentaire sévère, la population est épuisée, traumatisée........
