Notre système d’éducation doit rester pluraliste |
Dans le débat sur l’éducation au Québec, la dénonciation de « l’école à trois vitesses » est omniprésente. Souvent brandie comme un slogan, cette expression sous-entend qu’il y aurait un problème en soi avec le modèle québécois de pluralisme éducatif1, articulé autour d’un système public, mais aussi de programmes particuliers et d’écoles autonomes, subventionnées ou non.
À l’Institut Cardus, nous préférons le terme d’écoles « autonomes » à celui d’écoles « privées », car il décrit mieux la réalité de ces établissements qui n’ont pas de vocation lucrative, qui enseignent le même programme que le réseau public, et qui touchent en majorité un financement étatique, sans être directement administrés par l’État. Leurs philosophies d’enseignement et leurs approches sont multiples, pensons aux écoles Montessori, aux écoles spécialisées en adaptation scolaire ou encore aux nombreux collèges de tradition catholique, mais elles constituent autant de voies d’atteindre le bien commun qu’est l’éducation. En 2021, 91,9 % des élèves québécois fréquentant des écoles autonomes étaient dans des établissements subventionnés par l’État.
Alors que deux des principaux partis politiques promettent de mettre fin au financement des écoles autonomes, il faut désormais........