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Theresa May croit encore à l’accord sur le Brexit

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14.03.2019

Malgré le double rejet par les députés britanniques de son accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE – le 15 janvier puis mardi 13 mars –, la première ministre Theresa May tient bon et entend toujours pousser les « Brexiters » radicaux à soutenir finalement ce texte. Le vote de ce jeudi 14 mars favorisera sa stratégie.

Les membres du parlement britannique avec, au centre, le première ministre Theresa May, le 13 mars 2019. / JESSICA TAYLOR/AFP

Theresa May a prouvé ces derniers mois sa résilience. Malgré deux défaites parlementaires considérables lors des deux derniers mois, toutes deux liées à son accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, la cheffe de l’exécutif britannique, quoique atteinte, refuse de rendre son tablier de premier ministre.

Mercredi 13 mars, jusque tard dans la soirée, elle a ainsi poursuivi son travail de sape vis-à-vis des députés de la Chambre des communes. Et en particulier des plus récalcitrants de son propre camp, ces « Brexiters » radicaux opposés à son accord de Brexit.

Sa stratégie était semble-t-il bien affinée. Le matin même, son gouvernement avait en effet dévoilé la liste des droits de douanes qui seront imposés, exclusivement en cas de sortie sans accord (« no deal ») du Royaume-Uni de l’organisation européenne, à tous les produits importés à partir du 30 mars et pendant au moins un an, qu’ils soient issus de pays membres de l’UE ou non.

La plupart des importations, a-t-on ainsi découvert, ne seront pas taxées du tout, afin de ne pas affecter les consommateurs. En revanche, de nombreux produits agroalimentaires, mais aussi les voitures et certains vêtements seront imposés à divers tarifs « pour soutenir les fermiers et les producteurs qui ont jusqu’alors été protégés par les droits de douane élevés de l’UE ».

Le message du gouvernement britannique est double. Theresa May entend prévenir les Vingt-Sept autres pays européens que leurs produits seront en directe concurrence avec les produits du reste du monde. Elle veut aussi, par la même occasion rappeler aux fameux Brexiters radicaux les conséquences concrètes sur le quotidien de leurs concitoyens et des entreprises nationales d’une sortie de l’UE sans accord, que nombre d’entre eux soutiennent.

Lors de cette soirée parlementaire du mercredi 13 mars, la première ministre a ensuite usé de son arme ultime pour tenter d’infléchir ces Brexiters radicaux : le vote des élus........

© La Croix