We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close
Aa Aa Aa
- A +

May promet 1,8 milliard d’euros aux localités pauvres pour sauver son accord de Brexit

3 3 4
06.03.2019

La première ministre britannique est accusée de tenter d’acheter les votes de députés des circonscriptions les plus affectées par l’austérité.

La première ministre britannique Theresa May, le 4 mars 2019. / Ben Birchall/Press Association Images/MaxPPP

Estimant que « pendant trop longtemps la prospérité a été inégalement répartie », la première ministre britannique Theresa May a dévoilé dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars la création du « Fond des villes plus fortes », destiné à aider les autorités locales à créer des emplois, à favoriser la formation des locaux et à accroître l’activité économique.

Au total, 1 milliard de livres (1,12 milliard d’euros) sera alloué aux régions anglaises, à l’exclusion de Londres, selon une « formule basée sur leurs besoins » et 600 livres (695,11 millions d’euros) millions supplémentaires seront accessibles à toutes les localités. Plus de la moitié de la somme totale (583 millions de livres) (675,42 millions d’euros) sera versée aux trois régions du nord de l’Angleterre, considérées comme les plus pauvres.

Le Brexit pèse déjà sur les exportateurs britanniques

Suite à l’élection générale de juin 2017, au cours de laquelle le parti conservateur avait perdu la majorité absolue à la Chambre des communes, Theresa May avait obtenu le soutien parlementaire du parti démocrate unioniste (DUP), en échange d’une augmentation du budget de l’Irlande du nord d’1 milliard de livres (1,16 milliard d’euros). Ses détracteurs estiment qu’elle répète la même opération : les régions les plus subventionnées par le fonds disposent d’une majorité de députés travaillistes, dont Theresa May veut récupérer le soutien lors du vote prévu le mardi 12 mars, pour l’adoption de son accord de retrait de l’Union Européenne.

« Ce fonds montre le désespoir d’un gouvernement réduit à acheter des députés pour leur vote en faveur d’une législation du Brexit dommageable », s’est agacé le numéro deux de l’opposition travailliste, en charge de l’économie, John McDonnell. « Ces villes peinent aujourd’hui en raison d’une décennie de coupes budgétaires, notamment à travers la........

© La Croix