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Orly dit adieu au sud et à l’ouest

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19.03.2019

Les aérogares de l’aéroport changent de nom à l’occasion de leur réunification par un nouveau bâtiment de 80 000 m2. Orly 1, 2,3 et 4, comme on va appeler désormais ces aérogares, pourront accueillir 8 millions de passagers supplémentaires par an.

Dans un mois, Orly Ouest et Orly Sud ne formeront plus qu’un seul terminal afin de fluidifier la circulation des voyageurs. / François LAFITE / Divergence

Certains voyageurs pourraient être surpris en regardant les indications de leurs billets d’avions s’ils décollent de l’aéroport d’Orly ce mardi 19 mars. Après des dizaines d’années d’existence, les aérogares d’Orly Ouest et d’Orly Sud disparaissent… du moins sur le papier. On parle désormais d’Orly 1, d’Orly 2 (tous deux formant aujourd’hui Orly Ouest) et d’Orly 4 (Orly Sud). Et un nouveau bâtiment sera inauguré dans un mois sous le nom d’Orly 3.

La nuit 18 au 19 mars promet d’être rude pour les équipes de cet aéroport au sud de la capitale. Elles doivent changer une grosse centaine de panneaux routiers et un demi-millier de panneaux d’affichage à l’intérieur des aérogares. « Cette dénomination par numéros est celle qu’on retrouve aujourd’hui dans la plupart des grands aéroports internationaux, souligne Edward Arkwright, directeur général exécutif du Groupe ADP, gestionnaire d’Orly.

Surtout, la distinction géographique entre Orly Sud, qui date de 1961, et d’Orly Ouest qui fut bâti dix ans plus tard, n’aura plus lieu d’être avec l’ouverture d’Orly 3. « Ce bâtiment de 80 000 m2 fera la jonction entre les aérogares, explique Edward Arkwright. On basculera alors dans un terminal unique, ce qui apportera davantage de fluidité, de confort et de simplicité pour les voyageurs. »

Avec 33 millions de personnes qui sont passées par Orly en 2018, l’aéroport est saturé même si cette notion est relative. « En théorie, on devrait en accueillir 32 millions pour que la qualité du service soit optimum », dit le directeur général exécutif de Groupe ADP. Mais le trafic ne cesse de croître (lire ci-contre).

Avec Orly 3, dont le coût est estimé à 400 millions d’euros, l’aéroport devrait être en capacité d’accueillir 8 millions de voyageurs supplémentaires chaque année. « Mais ceci dans le strict cadre du plafonnement qui est de 250 000 mouvements d’avion par an et avec un couvre-feu de 23 h 30 à 6 heures », affirme Edward Arkwright.

L’une des clés de l’équation réside dans la capacité de plus en plus importante des avions. Le nombre moyen de passagers par mouvement d’appareil est ainsi passé ici de 114 en 2009 à 145 en 2018.

Ce renouveau d’Orly paraîtra peut-être à certains comme une revanche de cet aéroport, considéré comme un peu suranné après avoir été longtemps synonyme de luxe et de glamour, chanté en son temps par Gilbert Bécaud. Il n’avait pas bénéficié de telles ambitions depuis longtemps. D’autant plus que........

© La Croix