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Sur BFMTV, un débat convenu entre chefs de partis

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21.03.2019

La fiscalité ou la question du recours à l’armée les jours de mobilisation des « gilets jaunes » ont confirmé de vrais clivages dans des échanges dans ce débat organisé par BFMTV le 20 mars où les idées originales se sont faites rares.

Six chefs de partis étaient présents sur BFMTV mercredi 20 mars pour débattre de la crise des gilets jaunes. / Capture écran BFMTV

L’initiative était originale : inviter, le 20 mars 2019, sur BFMTV, six chefs de partis pour débattre de la sortie de la crise des « gilets jaunes ». Ni un débat d’élection présidentielle. Ni un débat sur le prochain scrutin européen, le 26 mai 2019.

C’est sur le sujet de la fiscalité que les invités ont été le plus concrets. D’un côté, ceux qui réclament une baisse des impôts. Stanislas Guerini, délégué général de LREM, a ainsi confirmé la « suppression de la taxe d’habitation pour tous les Français ».

Pas convaincu par la volonté du gouvernement de mener une telle politique, en particulier en ce qui concerne le prix des carburants, Laurent Wauquiez a martelé sa volonté de concentrer ces baisses sur les classes moyennes (impôts sur les revenus et droits de successions) et sur les retraités (ré-indexassions de toutes les retraites sur l’inflation et annulation de l’augmentation de la CSG sur les retraites au-delà de 2 000 €). « Aucune augmentation d’impôt, aucune création de nouvel impôt » et un « plan d’économies sur la dépense publique », a poursuivi le président de LR.

À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon assume des hausses d’impôts afin de « reprendre l’argent que les très riches – fuyards et exilés du fisc – nous volent en ne payant pas leur part ». Concrètement, le fondateur de La France insoumise prône la création d’un « impôt universel » extra-territorialisé et une plus grande progressivité de l’impôt sur le revenu (quatorze tranches contre cinq actuellement). Les recettes fiscales obtenues permettront notamment d’augmenter les minima sociaux, parallèlement à une hausse des salaires.

Entre les deux, Marine Le Pen demande d’« arrêter de prendre aux pauvres pour donner aux très riches ». Avec l’augmentation des impôts pour les plus riches à travers le rétablissement de l’ISF et la suppression de la « flat tax » limitant à 30 % l’imposition des revenus capital. Et aussi la diminution du taux d’imposition des classes moyennes assujetties aux trois premières tranches de l’impôt sur le revenu. S’y ajoute, pour tous, la suppression de la TVA sur la TIPP.

Premier secrétaire du PS, Olivier Faure entend aussi rétablir l’ISF, mais transformé en « impôt sur la fortune vert » orienté vers la transition écologique. Autre........

© La Croix