Dans sa chronique, Estelle-Sarah Bulle évoque la poésie et les images que suscite en elle la toponymie chargée d’histoire de l’île de la Guadeloupe en particulier et des Antilles françaises en général.
Une kyrielle de noms qui tintent
La poésie est faite d’une kyrielle de noms qui tintent. Je reprends ici peu ou prou une citation attribuée au penseur naturaliste Henry David Thoreau qui vécut aux États-Unis au XIXe siècle. En Guadeloupe, la toponymie est pour les écrivains et les poètes une source inépuisable de réflexion et d’inspiration. Les Caraïbes dans leur entièreté sont un précipité d’Histoire que l’on peut lire partout, passé et présent instantanément mêlés, comme ces rubans de kermesse qui, agités dans le vent, nous laissent voir presque simultanément leurs deux faces de couleur différente. Le créole, d’abord, est une langue vivante, mais aussi le répertoire des différentes couches historiques de français, d’espagnol et d’anglais qui se sont fondues aux langues venues d’Afrique et celles qui étaient déjà présentes dans les Caraïbes.
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