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Face à la Chine, la France tente le « dialogue exigeant »

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24.03.2019

La visite d’État du président chinois Xi Jinping en France, du 24 au 26 mars, sera l’occasion de signer des contrats. Mais aussi de redéfinir des règles du jeu plus équitables avec ce partenaire indispensable.

Le ministre des affaires étrangères Wang Yi a rencontré le Conseiller diplomatique du Président français, Philippe Etienne, le 23 janvier 2019 à Pékin, à l’occasion du 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France. / How Hwee Young/AP

Après l’Italie et Monaco, le président chinois Xi Jinping est attendu, ce dimanche 24 mars, à Nice pour entamer une visite d’État de deux jours avec, à la clé, deux enjeux majeurs : la signature attendue de contrats, mais aussi une nouvelle occasion pour Paris de « rééquilibrer par le haut » sa relation économique avec Pékin.

Sur le premier point, la communication de l’exécutif reste d’une extrême prudence. « Il y aura des contrats. Nous travaillons à finaliser une liste. Mais elle sera négociée jusqu’au dernier moment », explique-t-on à l’Élysée, sans fournir plus de détails.

À la mi-mars, l’entourage présidentiel affirmait cependant avoir reçu des « signaux positifs » de Pékin sur la finalisation d’une commande d’Airbus engagée en janvier 2018 par Emmanuel Macron lors de son voyage en Chine. Celle-ci porte sur la vente de 184 moyen-courriers de la famille A320, destinés à 13 compagnies chinoises.

L’aéronautique est l’un des secteurs d’excellence tricolore qui s’exporte particulièrement bien en Chine. « En 2017, sur les 163 appareils livrés par l’avionneur Airbus en Chine, 59 ont été produits en France, dont la totalité des 28 avions A 330 acquis par des compagnies chinoises », rappelle ainsi une note du service économique de l’ambassade de France en Chine.

Les Européens cherchent à rééquilibrer leurs relations avec la Chine

Ce marché a rapporté, à lui seul, 4,9 milliards d’euros à la France. On peut également y ajouter 1,1 milliard d’euros de produits liés à la motorisation, un secteur où la Chine est encore très dépendante des savoirs faire étrangers, en particulièrement français, via l’équipementier Safran.

La visite du président Xi Jinping sera également l’occasion de pousser les partenariats en cours dans d’autres domaines stratégiques : du nucléaire civil aux........

© La Croix