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Lee Ufan, des œuvres pour méditer

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21.03.2019

Le Centre Pompidou-Metz expose les peintures, les pierres brutes, les plaques de verre et d’acier de l’artiste sud-coréen, interrogeant l’infini et la disparition.

Relatum - The Shadow of the Stars, Lee Ufan, 2014. / Courtesy the artist, Kamel Mennour, Paris/London and Pace, New York/Adagp, Paris, 2019

« J’ai décidé de produire le moins possible. L’homme sollicite trop les ressources naturelles, et baigne dans une mer d’informations qui lui dictent ce qu’il doit penser. Nous devons nous référer davantage à nos sensations corporelles. Donner la possibilité de vivre par soi-même est une des raisons d’être des artistes », témoigne Lee Ufan, dans une vidéo.

La conclusion de l’exposition Habiter le temps, que lui consacre le Centre Pompidou-Metz, éclaire ses 50 années de création et de réflexion sur notre rapport au monde et le rôle de l’art.

L’artiste sud-coréen de 82 ans, vivant en partie en France, et s’apprêtant à ouvrir sa fondation à Arles, avait l’habitude de fréquenter l’institution messine en visiteur, attiré par l’architecture du japonais Shigeru Ban. À son tour d’y être honoré, et associé à l’aménagement de la galerie 1, où il a créé plusieurs œuvres à même le mur ou le sol, ainsi qu’une monumentale tour de coton, dans le forum.

Volontairement, seules 37 pièces sont présentées, dans des salles blanches, invitant à un rythme de déambulation lent. Installations de pierres brutes, vitres épaisses, plaques ou tubes d’acier, boule ou effilochage de coton, grandes toiles aux tons gris, bruns, ou bleus, et aux larges réserves de blanc : salle après salle, s’affirment la patte, les matières et les couleurs de Lee Ufan.

Minéraux, minerais,........

© La Croix