La guerre en Iran dévoile une diplomatie française alignée sur Washington
Les prises de position du président Emmanuel Macron, depuis samedi et le déclenchement des bombardements israélo-américains sur l’Iran, confirment la perdition de la politique étrangère. Contradictoire, inaudible, la France fait le choix de la surenchère militaire au détriment du multilatéralisme.
Seul, sans débat parlementaire, le président français a acté, en l’espace de quarante-huit heures, deux décisions diplomatiques majeures. Lundi, sur l’île Longue, près de Brest (Finistère), Emmanuel Macron dévoilait le concept de « dissuasion avancée », soit l’élargissement du parapluie nucléaire français au-delà du « seul tracé de nos frontières nationales », en incluant des partenaires européens : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark. Il a également promis l’augmentation de l’arsenal nucléaire et des armes conventionnelles. Une initiative qui va engager la diplomatie de la France sur plusieurs décennies.
Mais Emmanuel Macron ne...
Lisez la suite de cet article
et débloquez tous les contenus
