« La haine contre les juifs n’a rien à voir avec les jugements très durs que nous portons sur l’État d’Israël » : Francesca Albanese répond aux accusations mensongères de Jean-Noël Barrot

La France et l’Allemagne ont réclamé la démission de Francesca Albanese de son poste à l’ONU. Face à des accusations mensongères de Jean-Noël Barrot, actuel ministre des Affaires étrangères, la rapporteuse spéciale pour la Palestine envisage une procédure.

Depuis le 11 février, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a demandé que la rapporteuse spéciale Francesca Albanese démissionne de son poste aux Nations unies, sur la base d’une fausse déclaration et d’une fausse vidéo. Le membre du gouvernement l’accuse aussi de paroles antisémites. « Le ministre a repris des fausses nouvelles », dénonce-t-elle. Une centaine de personnalités de la culture la soutiennent.

Depuis plusieurs jours, un emballement médiatique a lieu en France pour des propos que vous auriez tenus lors d’un forum organisé par la chaîne Al-Jazeera. La députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République) vous accuse d’avoir déclaré : « Israël est l’ennemi commun de l’humanité. » Qu’avez-vous dit exactement ?

Je trouve choquant que cette violente attaque soit l’œuvre d’un des membres les plus importants du gouvernement français, le ministre des Affaires étrangères. La polémique porte sur ce que j’aurais dit et l’endroit. Étant en déplacement, j’ai envoyé une vidéo préenregistrée de mon intervention au forum de Doha pour un atelier qui comprenait des universitaires, des juristes, dont l’ancienne procureure de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda. La première déclaration du ministre devant le Parlement qui évoque que je me trouvais sur place aux côtés d’un ministre iranien et d’un représentant du Hamas est fausse....

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